Dans “Les mots sont des fenêtres ou bien ils sont des murs” (Syros), Marshall Rosenberg expose le principe de la « résolution pacifique des conflits » qu’il a enseigné partout à travers le monde.

Sa théorie : « Les jugements que nous portons sur les autres sont l’expression tragique de nos besoins non satisfaits. » C’est en prenant le temps de les écouter et de les formuler que notre interlocuteur pourra identifier le message et y répondre à son tour.

La communication non violente (CNV) est donc un  processus qui permet à chacun de mieux communiquer = mieux se faire entendre et mieux écouter l’autre.

Son but : transformer les conflits potentiels en dialogues paisibles, et désamorcer les disputes.

Comment? L’idée est de regarder avec bienveillance son propre besoin et celui son interlocuteur pour mieux communiquer.

« Changez le langage, disait Marshall Rosenberg, et le conflit sera sur le chemin de sa résolution. »

Tu as peut-être entendu parler des deux personnages (que Marshall Rosenberg représente par des marionnettes) : le chacal et la girafe. Le chacal hurle pour communiquer. C’est un langage fait de critiques, d’interprétations et de jugements qui amplifie le conflit (et parfois le crée). La girafe parle autrement : elle observe sans juger, elle exprime des sentiments sans en rendre l’autre responsable, et exprime une demande claire et réalisable concrètement. C’est ce que Marshall Rosenberg appelle le langage du cœur.

Isabelle Padovani formatrice en CNV contribue à partager cet art de vivre. En cliquant sur l’image qui présente les 4 étapes de la CNV (OSBD*) tu peux télécharger gratuitement le mémento qu’elle a créé

*Observation : quand je vois/j’entends …

Sentiment : je me sens …

Besoin : j’ai besoin …

Demande : est-il possible de…

Mon avis sur la CNV :

C’est un langage à part entière qui se base sur une réelle volonté de rendre sa relation à l’autre plus paisible.

Chaque étape nécessite de désapprendre et réapprendre notre façon d’envisager une situation. Notre société, notre éducation nous apprennent à lire les situations que nous vivons et à nous exprimer au travers de prisme comme : qui as tort/qui a raison, c’est bien/c’est mal, récompense/punition, valorisation/culpabilisation etc etc ….

Alors que la CNV nous apprend à nous baser plutôt sur la connaissance de soi, la reconnaissance de nos propres besoins, l’empathie et le non-jugement envers soi et l’autre, et la prise de conscience des responsabilités de chacun.

Tout un programme !!!

Au cours de mes coaching je transmets régulièrement des clés inspirées de cette approche.